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Qu'est-ce qu'une autorité de surveillance demande lors d'un contrôle sur les meubles ?

La documentation et la preuve de conformité sont essentielles

Lors d'un contrôle de meubles, une autorité de surveillance demande en premier lieu de la documentation prouvant qu'un produit satisfait aux exigences applicables. Concrètement, il s'agit de documentation technique sur le produit, d'informations sur les matériaux et composants utilisés, et - le cas échéant - de la déclaration de conformité établie par le fabricant ou l'importateur. Dès lors que la fiche informatique du produit numérique pour les meubles est obligatoire, son contenu en fait partie: les données qu'elle contient et si elles correspondent à ce qui se trouve réellement dans le produit. Une autorité de surveillance peut demander cette documentation au fabricant, à l'importateur ou - selon la situation - à un autre acteur du marché qui a mis le produit sur le marché.

À qui cela s'applique et à quoi non

Ce sujet concerne les acteurs du marché qui mettent des meubles sur le marché de l'UE: les fabricants, les importateurs et, dans une moindre mesure, les distributeurs. Le Règlement (UE) 2019/1020 régit l'organisation du contrôle du marché dans l'UE pour les produits relevant de la législation d'harmonisation de l'UE et confère aux autorités de surveillance compétence pour demander de la documentation et des informations, prélever des échantillons et exiger des mesures correctives. Cela s'applique en termes généraux, donc pas exclusivement aux meubles dotés d'une fiche informatique du produit numérique. Ce qui ne s'applique pas encore: une demande spécifique d'une fiche informatique du produit numérique pour les meubles, car cette obligation n'existe pas encore. Tant qu'aucun acte délégué pour les meubles en vertu du ESPR n'a été publié, une autorité de surveillance ne peut donc pas demander un passeport qui n'est pas encore légalement obligatoire - toutefois, une autorité de surveillance peut demander d'autres documents qui sont déjà obligatoires, par exemple en vertu d'autres règlementations relatives aux produits.

Pas encore de date fixe pour le contrôle spécifique aux meubles

Il n'y a pas encore de date fixe pour laquelle les autorités de surveillance vont effectuer un contrôle spécifiquement sur la fiche informatique du produit numérique pour les meubles. Le plan de travail ESPR 2025-2030 mentionne un acte délégué pour les meubles attendu en 2028; ce n'est qu'après la publication de cet acte que sera fixée la date à partir de laquelle l'obligation de fiche informatique entre en vigueur, et donc aussi à partir de quand une autorité de surveillance peut contrôler cela. Jusque-là, les pouvoirs généraux du Règlement (UE) 2019/1020 restent en vigueur: une autorité de surveillance peut dès à présent demander de la documentation obligatoire en vertu d'autres réglementations, même s'il n'existe pas encore de passeport pour les meubles. Dès la publication de l'acte délégué, cette page sera mise à jour avec la date.

Ce qu'un fabricant peut faire concrètement maintenant

Quiconque souhaite s'y préparer commence par dresser un inventaire de la documentation qui existe déjà sur un produit: dessins techniques, spécifications de matériaux, rapports d'essai et déclarations de conformité le cas échéant. Il est ensuite judicieux de déterminer qui au sein de l'organisation est responsable de la conservation et de la mise à disposition de cette documentation sur demande, car une autorité de surveillance s'adresse en premier lieu au fabricant ou à l'importateur. Pour les entreprises qui travaillent déjà avec une fiche informatique du produit numérique - en anticipant sur l'obligation - il est pratique de conserver les données sources (matériaux, provenance, données de réparation) au même endroit que le reste de la documentation technique, afin qu'elles puissent être présentées ensemble sur demande. Enfin, il est prudent de suivre la publication de l'acte délégué pour les meubles, car celui-ci détermine le moment où le passeport devient également partie intégrante de ce qu'une autorité de surveillance peut demander.

Source: 2019/1020 et article 27 ESPR

Le fait qu'une autorité de surveillance puisse demander de la documentation et des informations découle du Règlement (UE) 2019/1020 relatif à la surveillance du marché et à la conformité des produits, qui régit les pouvoirs des autorités de surveillance du marché dans l'UE. Pour les produits relevant du RGPD, s'ajoute l'obligation du fabricant d'établir et de conserver de la documentation : l'article 27 du RGPD (Règlement (UE) 2024/1781) décrit les obligations des fabricants, notamment celle de pouvoir démontrer la conformité à une autorité de surveillance. Dès que les meubles relèvent d'un acte délégué du RGPD, le passeport numérique des produits fait partie de cette obligation en matière de documentation.

Celui qui souhaite maintenant vérifier si sa propre documentation est en ordre peut comparer la documentation technique existante au Règlement (UE) 2019/1020 et à l'article 27 du RGPD, et surveiller la publication de l'acte délégué relatif aux meubles pour savoir à partir de quand le passeport fait partie de cette exigence.

Sur quoi ceci est basé

Le règlement lui-même est disponible sur EUR-Lex. Nous faisons référence à chaque affirmation ; vous n'avez pas besoin de nous croire.

Ce que vous devez concrètement faire

Ce que l'on attend de vous

Un contrôle par l'autorité de surveillance du marché s'articule autour d'une question centrale : pouvez-vous démontrer qu'un produit meublant est ce qu'il prétend être, et le fabricant ou l'importateur peut-il en être tenu responsable ? Le Règlement (UE) 2019/1020 régit l'organisation de cette surveillance, et l'article 27 du ESPR (Règlement (UE) 2024/1781) décrit les obligations qui en découlent spécifiquement pour le fabricant. Pour une entreprise de 10 à 100 salariés, cela se traduit par un certain nombre de points concrets.

Tenir à disposition la documentation technique

Le fabricant doit pouvoir présenter une documentation technique attestant que le produit satisfait aux exigences. En pratique, cela signifie qu'il doit exister un dossier par produit ou groupe de produits : composition des matériaux, résultats de test le cas échéant, et justification des affirmations contenues dans le passeport produit. Pour une entreprise de meubles de taille moyenne, c'est souvent le premier goulot d'étranglement, car ces informations sont actuellement dispersées dans les e-mails d'achat, les déclarations de fournisseurs et les PDF isolés au lieu de figurer dans un dossier unique et bien organisé.

Démontrer clairement qui est responsable de quoi

L'article 27 établit que le fabricant est responsable de la conformité, même si les composants ont été achetés auprès de sous-traitants. Une autorité de surveillance ne s'intéresse pas seulement au produit fini, mais aussi à la chaîne qui le sous-tend : qui a livré le tissu, qui la structure, et sur la base de quelles informations la composition a-t-elle été renseignée dans le passeport. Cela exige des accords avec les fournisseurs qui vont au-delà d'un simple accord de prix — des données doivent également être échangées et tenir bon lors d'un contrôle.

Disposer des coordonnées et de l'identification en ordre

Les produits doivent être traçables jusqu'à une partie responsable, avec nom, adresse et un moyen de contacter cette partie. Cela peut sembler trivial, mais chez les importateurs qui travaillent via plusieurs intermédiaires, ou dans les constructions de marques de distributeur, cela n'est souvent pas clairement établi. Une autorité de surveillance qui souhaite retirer un produit du marché veut savoir en une seule étape qui est responsable.

Pouvoir prendre des mesures correctives

Lorsqu'un produit n'est pas conforme, l'autorité de surveillance s'attend à ce que le fabricant ou l'importateur agisse de lui-même : l'adapter, le retirer du marché, ou le rappeler. Le Règlement (UE) 2019/1020 habilite l'autorité de surveillance à l'imposer, mais la première étape est généralement attendue de l'entreprise elle-même. Cela nécessite un processus interne : qui décide, dans quel délai l'action est-elle entreprise, et comment la reste de la chaîne (détaillant, aménageur) est-elle informée.

Coopérer à l'enquête

Le Règlement (UE) 2019/1020 habilite les autorités de surveillance à demander des documents, à prélever des échantillons et à demander l'accès aux locaux de l'entreprise. Concrètement, cela signifie qu'une entreprise doit désigner une personne capable de traiter ce type de demandes, et que les documents demandés doivent être disponibles dans un délai relativement court — pas après une recherche laborieuse dans trois adresses e-mail.

Où ça pose problème dans la pratique

Un certain nombre de situations reviennent régulièrement chez les entreprises confrontées pour la première fois à ces questions.

Premièrement : la documentation technique existe bien, mais n'a jamais été compilée. Il y a un rapport de test sur le tissu, un certificat du fournisseur de mousse et un e-mail sur l'essence de bois, mais personne n'a jamais fusionné tout cela dans un dossier par numéro d'article. Lors d'un contrôle, cela prend alors des jours pour tout rassembler, alors que l'autorité de surveillance s'attend à une réponse claire.

Deuxièmement : les responsabilités entre le fabricant et l'importateur ne sont pas clairement convenues. Un importateur suppose parfois que le fabricant étranger gère la documentation, alors que l'article 27 du ESPR attribue précisément la responsabilité à celui qui met le produit sur le marché de l'UE. Ce malentendu n'est mis au jour que lorsqu'il est déjà trop tard.

Troisièmement : dans les collections comportant de nombreuses variantes, les données ne sont pas conservées par variante. Une variante de couleur ou de tissu peut avoir une composition différente d'une autre, mais dans la pratique, on travaille souvent avec une fiche technique « moyenne ». Celui qui se heurte à cette problématique trouvera plus de points de départ dans comment créer des passeports pour une collection de meubles avec de nombreuses variantes de couleur et de tissu.

Quatrièmement : les bases de données produits existantes ne sont pas adaptées à ce qu'un autorité compétente souhaite concrètement voir. Un système ERP ou PIM contient souvent déjà beaucoup de données, mais pas sous la forme qui doit être démontrable et traçable. Voir à ce sujet puis-je utiliser ma base de données de produits existante pour le passeport du produit.

Cinquièmement : il n'existe pas d'accord interne sur qui répond lorsqu'une demande d'une autorité compétente arrive réellement. La demande aboutit au service des ventes, qui la transmet à quelqu'un qui est en vacances, et un temps précieux se perd avant qu'une réponse substantielle ne soit apportée.

Ce que vous pouvez documenter

Un certain nombre de choses peuvent être mises en ordre avec des efforts relativement limités, et cela s'avère rentable au moment où une demande arrive réellement :

  • Un dossier par produit ou variante de produit contenant l'origine des matériaux, les résultats de tests et les déclarations des fournisseurs, rassemblés en un seul endroit au lieu d'être dispersés dans les boîtes de réception.
  • Accords écrits avec les fournisseurs sur les données qu'ils fournissent et comment elles sont conservées en cas de modifications de composition.
  • Une désignation interne de la personne responsable du contact avec une autorité compétente, incluant un dispositif de suppléance.
  • Une procédure formalisée pour les mesures correctives : qui décide du rappel ou de la modification, et comment cela est-il communiqué aux clients.
  • Coordonnées à jour du fabricant ou de l'importateur responsable, mentionnées de manière cohérente sur le produit, l'emballage et dans le passeport.

Celui qui souhaite mettre cela en place dès maintenant, même si l'obligation n'est pas encore définitive, trouvera une approche pratique dans que puis-je faire dès maintenant alors que les règles ne sont pas encore définitives. Et pour celui qui doit encore déterminer si cela est pertinent pour ses propres produits, un bon point de départ est le passeport numérique s'applique-t-il à mes meubles.

Ce n'est pas un avis juridique. Cette page fournit des informations générales sur la réglementation traitée par cette plateforme. Nous ne connaissons pas votre situation. En cas de doute sur votre cas personnel, consultez un juriste ou l'autorité de surveillance compétente.

Rédigé avec l'IA sur la base des sources ci-dessus, vérifié par un humain le 2026-08-22. Quelque chose ne va pas? Faites-le nous savoir — les corrections sont traitées en priorité.